Statistiques


Ressourcerie Bernard–Hamel intervient quotidiennement auprès des personnes en situation de pauvreté sur tout le territoire de Rouyn-Noranda et aussi de façon occasionnelle en Abitibi-Ouest et au Témiscamingue.

En 2005, en Abitibi-Témiscamingue, 16 685 personnes c'est à dire 12,1% de la population, vivait sous le seuil de pauvreté.

LE SEUIL DE FAIBLE REVENU : UNE DÉFINITION

La notion de seuil de faible revenu est utilisée par Statistique Canada afin d’évaluer la proportion de la population dont le revenu est inférieur à celui estimé nécessaire pour la satisfaction de ses besoins de base, soit la nourriture, les vêtements et le logement. Pour établir ces estimations, Statistique Canada dispose des données de l’Enquête sur les dépenses des familles. La plus récente, réalisée en 1992, a établi que les familles canadiennes dépensaient en moyenne 35 % de leur revenu pour ces biens de première nécessité (nourriture, vêtements et logement). Statistique Canada considère qu’une famille qui consacre au moins 20 % de plus que ce pourcentage, soit 55 % ou plus de son revenu, pour ces biens, est considérée à faible revenu. Les différents seuils de faible revenu sont fixés d’une part en fonction de la taille de la famille économique, constituée des personnes apparentées par le sang, par alliance ou par adoption et qui vivent dans le même logement, et d’autre part selon la taille du secteur de résidence. Ces seuils sont mis à jour chaque année à partir de l’indice des prix à la consommation.

Source : Vivre sous le seuil de faible revenu en 2005 : un aperçu statistique de la situation en Abitibi-Témiscamingue, janvier 2010

La mesure du panier de consommation a été mise sur pied par Développement des Ressources humaines Canada. Cette mesure  démontre que pour assurer ses besoins de base, une personne seule devra payer un montant de 13,500 $ annuellement.

Présentement, le chèque d’aide sociale pour une personne seule au Québec est de 628 $ par mois pour un total annuel de 7 536 $.

QUELQUES STATISTIQUES

L’Abitibi-Témiscamingue compte davantage de femmes que d’hommes vivant sous le seuil de faible revenu. Ainsi, il est estimé que 7 310 hommes et 9 380 femmes sont dans cette situation, ce qui représente 10,5 % des hommes et 13,6 % des femmes. Le plus grand nombre de personnes vivant sous le seuil de faible revenu se retrouve chez les 45-54 ans, autant chez les hommes (1 420) que chez les femmes (1 595).

L’écart entre les sexes s’accentue grandement à partir de 65 ans. Il atteint son maximum chez les 85 ans ou plus, alors que le taux se situe à 7 % chez les hommes contre 38 % chez les femmes.

Les groupes les plus touchés, c'est à dire ceux dont le taux de faible revenu est supérieur ou égal à 20 %, sont les femmes plus âgées :

Plus d’une femme sur trois (38 %) âgée de 85 ans ou plus
Près d’une femme sur quatre (22 %) âgée de 75 à 84 ans.


Les familles biparentales sont formées de couples ou de parents avec au moins un enfant de moins de 18 ans.

Les familles monoparentales sont composées d’un père ou d’une mère :

sans enfant de moins de 18 ans ;
avec au moins un enfant de moins de 18 ans

Le taux de faible revenu s’avère beaucoup plus élevé au sein des familles monoparentales. De plus, il existe toujours un écart important selon le sexe. Ainsi, dans l’ensemble, un père monoparental sur dix (10 %) vit une telle situation alors que c’est le cas pour environ trois mères sur dix (29 %).

Les personnes seules
 
Dans l’ensemble, peu importe le groupe d’âge, les personnes seules s’avèrent relativement nombreuses à vivre sous le seuil de faible revenu, particulièrement les femmes. En Abitibi-Témiscamingue, trois hommes sur dix (30 %) connaissent cette situation alors que celle-ci touche environ deux femmes sur cinq (41 %). Autant chez les femmes que chez les hommes, les taux les plus élevés se retrouvent chez les jeunes de 18-24 ans (66 % des femmes et 50 % des hommes), de même que chez les 45-64 ans (44 % des femmes et 34 % des hommes).


Selon les incapacités
 

Les incapacités font référence aux difficultés rencontrées dans les activités de la vie quotidienne et à la réduction des activités à la maison, au travail ou à l'école, découlant de problèmes physiques ou mentaux qui ont duré ou qui sont susceptibles de durer six mois ou plus. Ces incapacités peuvent être liées à l’audition, la vision, la parole, la mobilité, l’agilité, la douleur, la mémoire ou la déficience intellectuelle. En Abitibi- Témiscamingue, 1 155 hommes et 1 335 femmes ayant des incapacités vivent sous le seuil de faible revenu.

À Rouyn-Noranda :

Hommes 2 285

Femmes 2 885

Sexes réunis 5 170

Sources : Statistique Canada, Recensement de 2006 et Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2005. Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Pour plus d’information sur les questions relatives à la pauvreté en Abitibi-Témiscamingue, consultez les liens suivants :
http://www.observat.qc.ca/documents/publications/abrege_pauvrete_2009.pdf
http://www.sante-abitibi-temiscamingue.gouv.qc.ca/documents/FaiblerevenuAT2005.pdf
http://www.pauvrete.qc.ca/

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